L’enfant unique?

2 enfantsJamais cette question ne m’avait effleuré l’esprit jusqu’ici car je me suis toujours vue avec une famille nombreuse, plein de marmots qui courent autour de moi, tant d’amour à donner…Mais si finalement le destinen avait décidé autrement? Pas de frère(s) ou de sœur(s) pour mon Boubou? Un enfant unique il sera?

Très dur pour moi d’imaginer ça pour lui, pour moi…

Ces derniers moi, ont été riches en désillusions, remises en questions et disputes, j’ai eu l’impression que ma vie ne m’appartenait plus et beaucoup de choses se sont écroulées alors que finalement on aurait tout pour être heureux. J’ai de plus peu à peu repris possession de mon corps (c’est déjà pas mal) et côté couple je tente d’ouvrir le dialogue pour expulser sainement ce qui va mal et faire en sorte que tout aille mieux. J’ai enfin réussi à mettre des mots sur mes maux. Premier pas vers la réussite?

Pourtant heureuse, je devrais l’être, je ne demande pas grand chose pour…mais il me manque encore un truc, un p’tit deuz comme j’en parle ici ? Le bonheur ça se cultive mais mon champ à moi est en friche et surtout pour cultiver ce bonheur dont je te parle, il faut être deux, et là, je me suis sentie bien seule. Certes je suis heureuse avec mon p’tit Boubou qui rempli déjà mon cœur de bonheur, jamais je n’aurais pu rêver d’un meilleur cadeau que lui, mais lui aussi me le demande et il est même sûr que ce sera une fille, ben ouais il veut être le grand frère si fière de dorloter et pousser la poussette de sa petite sœur ^^ Je t’avoue que le sexe de l’éventuel deuz’ (qui m’importait tant pour le premier booouuuhhh mauvaise mère) je m’en fiche royalement, et pour parler comme les vieux l’essentiel c’est qu’il soit en bonne santé!

Deux enfants rapprochés était mon rêve, mais ce rêve s’éloigne au fur et à mesure que les mois passent. On ne maîtrise rien dans la vie et on ne sait pas de quoi demain sera fait, la preuve.

Optimiste, je l’ai toujours été mais à mesure que l’horloge tourne, je désespère.

Je désespère de ne plus avoir de job, de ne pas pouvoir faire de projets et surtout…de ne pas m’octroyer le droit de penser à avoir un deuxième bébé dans ce monde qui va à 100 à l’heure et dans lequel on se perd et on attend toujours quelque chose.

Suis-je normale? Normale de vouloir à tout prix un deuxième enfant? Certains diront que ce n’est pas grave et que tout vient à point qui sait attendre et qu’avoir un seul enfant c’est bien, mais j’ai déjà tant attendu pour enfin être maman, je suis lasse d’attendre encore et encore, attendre que ça aille mieux, attendre qu’on partage des choses, attendre d’avoir un CDI, attendre d’être aisée, attendre d’acheter un appart, attendre, attendre encore et toujours quelque chose pour lancer la « machine en route »!

Autour de moi, les bidons s’arrondissent pour la deuxième ou la troisième fois et moi, j’attends.

Mais peut-être qu’attendre n’est pas la solution, peut-être qu’il faut savoir faire table rase pour pouvoir rebondir et être heureuse?

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18 réflexions sur “L’enfant unique?

  1. La stabilité  » économique  » est primordiale ! Mais il faut pas désespérer, tout vient a point à qui sait attendre ! La donne peut changer du jour au lendemain. Un avenir préparé est un avenir sur !

    • La stabilité n’existe pas vraiment surtout dans ce monde actuel…Je pars du principe qu’on y arrive toujours dans la vie si on le veut vraiment et la galère financière nous aide à apprécier quand ça va mieux.

  2. Je ne connais pas ta situation précisément, j´ai atterri ici gràce à ta séléction HC, mais j´ai tendance à penser que les enfants n´ont pas besoin de grand chose pour grandir. Quelqu´un m´avait dit : « des pates et beaucoup d´amour ». En revanche j´ai un mari enfant unique et je crois qu´il aurait tout donné pour avoir la chance de ne pas grandir seul…

  3. Bonjour,
    Effectivement, je dirais tout pareil que Die Franzoesin, un enfant a besoin d’amour et de présence, me reste ça peut attendre. Une autre remarque (attention je ne juge pas hein, loin de là), mais quand je lis ou entends des personnes dire qu’ils veulent « une situation » pour faire un enfant je ne comprends pas trop, rien n’empêche de se faire une situation en étant parents, on n’arrête pas les projets quand on fonde une famille.
    En tous cas, je te souhaite d’effectivement arriver à faire table rase et d’avoir ton ptit deuz 😉

    Bises

    • L’attente de la situation c’est ce que l’homme veut pour moi, mais si ce n’était que ma décision je ne pense pas pareil, disons que c’est une réaction très masculine et terre à terre voire souvent fausse que d’attendre toujours après quelque chose pour faire des enfants! Merci pour tes encouragements ^^

  4. Je comprends bien ton questionnement et tes doutes… J’ai aujourd’hui 2 enfants, et j’ai beaucoup hésité pour la 2ème ! Mon mari la voulait rapidement, mais moi je voulais attendre d’avoir déménagé, que « tout » aille mieux (boulot, maison, argent…) Et puis l’envie s’est faite sentir, ça m’a pris aux tripes ! Une envie d’enfant, ça ne s’explique pas! La première année avec mes 2 filles, je me suis pas mal mordue les doigts: j’étais épuisée, le bébé était très demandeuse de bras, de tétées, de présence… J’avais l’impression de ne pas arriver à gérer les deux en même temps. Et puis, à partir de 12-18 mois, le lien à commencé à se faire entre les 2. Rires, jeux, discussions… maintenant , les 2 filles sont très complices et mon cœur fond quand je les vois jouer ensemble et se faire des câlins (Ce qui dure 5 min car après il faut gérer la crise de « mamaaannnn, elle m’a pris mon jouet »…). C’est une famille, à mon sens, puisque je suis issue d’une famille de 4, je pense qu’inconsciemment, je ne pouvais imaginer un enfant unique et mon corps a parlé.
    Mais évidemment, c’est un ressenti très personnel, et je pense qu’il faut surtout s’écouter, laisser parler ses envies, son « instinct »… et évidemment en accord avec son compagnon ! 😉
    Mais en effet, les aspects matériels (à moins de très grosses difficultés) peuvent rapidement trouver des solutions.
    Bon courage !

    • Comme je suis d’accord! J’ai toujours eu cette envie de famille nombreuse mais pour l’homme c’est deux pas plus (c’est déjà ça) mais quand va-t-on s’y mettre pour le deuxième? Malheureusement je n’en sait rien…je désespère. Merci

  5. je pense en effet qu’il n’y a pas de meilleur moment pour avoir un enfant, on veut toujours plus que ce qu’on a de toute façon….
    je te souhaite que ce petit bébé arrive rapidement 😉
    bizz

  6. Je ne connais pas ta situation … mais je pense que moi, j’en suis au même point que toi : pas de perspective professionnelle … et pourtant, petit deux est en projet, le gros des achats de puériculture, on l’a fait pour le premier ^^.
    Après, j’ai la chance que mon mari ai lui une situation stable qui nous permet de considérer que tout job que je pourrais faire sera du bonus …

    J’espère que pour toi aussi le projet bébé2 pourra se lancer prochainement ^^

    • Mon homme a une situation stable mais il a peur que l’on retombe dans le chaos financier si je ne trouve pas moi-même un emploi stable! Plus facile à dire qu’à faire avec cette difficulté de trouver un emploi qui me permette de pouvoir gérer aussi ma vie de maman! Merci en tout cas!

  7. C’est très touchant !
    Combien de fois par jour nous posons-nous des questions ? Seule face à nos doutes, on ne sait jamais trop que faire, ni que penser…
    Il est toujours plus facile d’écrire et de conseiller que de vivre, mais par les mots je vais essayer.

    Et si la vie était simplement de faire abstraction de tous ces choix vers lesquels on ne sait jamais s’orienter ? Et si la vie consistait simplement à savourer ce que nous vivons en ce moment présent, à donner de l’amour à ceux qui sont à côté de nous, à ne plus se poser de questions pour mieux avancer ?
    Toujours plus facile à dire qu’à faire… Notre nature humaine nous pousse toujours à nous poser d’inlassables questions nous criblant de doutes et nous cachant ce bonheur qui est devant nos yeux.
    Je crois que l’on ne se refera pas (moi-même je me pose des questions à longueur de journée) !
    Et si le bonheur se présentait quand on réussit enfin à le savourer ?
    Je crois (et j’y travaille moi-même aussi !) que le bonheur et notre bien-être nous amènent nos plus grandes joies et opportunités. Se sentir bien est le plus important quelque soit notre situation.
    La vie n’est pas toute rose, ni faite de paillettes, mais nous pouvons contempler les poussières de bonheur qui se propagent autour de nous. Et ainsi, je pense que le reste viendra avec 🙂

    Je sais combien il est difficile de vouloir et de ne pas pouvoir ; en attendant, savoures ceux qui t’offrent du bonheur aujourd’hui. Je te souhaite beaucoup de courage.

    • Merci pour cette belle réflexion malheureusement, je suis une « fucking » cérébrale et j’avoue que parfois ça me bouffe mais cette envie du petit deuz à toujours été là, j’ai renoncé à 3-4 enfants par amour pour mon homme mais je ne peux sacrifier ce désir d’avoir une petite fratrie de 2! Il est pour bien sûr mais pour lui, ce n’est pas le bon moment (stabilité d’emploi pour moi avant , c’est à dire peut-être jamais?). J’apprécie beaucoup les moments avec mon fils et je bénis chaque jour passé à ses côtés, lui, mon soleil qui a donné un sens à ma vie, si vide sans lui! Mais il me demande une petite sœur lol va savoir…et ayant des frères et sœurs je ne pourrais lui faire de plus beau cadeau que d’être grand frère!

  8. Je suis tombée par hasard ici grâce à Hellocoton, et ton article m’intrigue beaucoup car je me pose la même question que toi : avant, je voulais plein d’enfants, aux âges rapprochés si possible, et maintenant que j’en ai un, je ne me sens plus pressée. L’accouchement et le post-partum n’est pas une partie de plaisir, si c’était à refaire bien sûr que je le referai, mais c’est quelque chose que j’ai subi. Bien sûr comme on le dit si souvent, ces durs moments s’oublient quand on le voit, mais quand même, un deuxième, ce n’est pas comme un premier. Il y aura toujours le premier dont il faudra s’occuper.

    Par contre là où je ne te rejoins pas, c’est par rapport à la situation. Comme j’ai pu le lire dans un commentaire précédent, la situation peut se créer aussi. Quand je suis tombée enceinte, je venais d’entrer dans une nouvelle année d’école, mon chéri était entrepreneur et ne gagnait pas encore un sou. On a pesé le pour, le contre, on a beaucoup hésité, quitte à penser « au pire ». Et finalement, quand on a décidé de le garder, de garder cette vie en moi, on a tout inversé, on a trouvé une solution à tout : il a quitté sa compagnie pour trouver un job, je me suis arrangée avec mon école pour quand même suivre mon année sans encombre… Chaque problème a sa solution, encore plus quand on attend la vie.

    Belle découverte de ton blog, j’ai hâte de découvrir la suite. Il fait désormais partie de ma liste de lecture ^^

    • Merci pour tes compliments! Je tiens à dire que je pense exactement pareil quand aux systèmes D que l’on trouve lorsque l’on ai en « difficultés » et qu’on a un enfant! On se sent plus fort et on trouve toujours une solution! Le problème c’est être en adéquation sur ce mode de pensée avec l’homme qui a peur d’être finalement celui sur qui on se repose financièrement…Je te remercie de me suivre, j’espère que mes prochains billets te plairont ^^

  9. Tu sais, la vie est tellement dure, courte que finalement je dirais qu’il faut foncer.
    La situation financière n’est pas au top? JE suis sûre que tu sauras gérer.
    Un CDI? Il viendra c’est sûr, même peut être après ce deuxième ce qui concrétisera encore plus le bonheur.
    On y arrive toujours. Malheureusement, j’ai toujours cette impression que cette vie, dans ce monde d’aujoud’hui, nous passons notre temps à courir après le temps à 100 à l’heure sans faire ce que l’on a envie mais plutôt subir.

    Nous avons deux enfants rapprochés de 18 mois et je peux te dire que la situation fi n’était pas trop en rendez-vous, et malgré tout nous nous en sommes sortie et bien mieux que ce que l’on aurait pensé, que ce que les autre pensés. Je n’avais plus de travail car étant arrêtée très t^tot dans cette deuxième grossesse et en CDD, plus rien. Lorsque que bébé 2 a eu 10 mois, j’ai retrouvé du boulot et je suis aujourd’hui titulaire de la fonction publique. Cela fait 2 ans que j’y suis.Et Bébé 3 a trouvé le bon moment pour se nicher en moi tout seul.

    Comme quoi, la vie nous réserve parfois de jolies choses et je te souhaite tout le meilleur pour toi.

  10. Pingback: Tout irait bien si… | Une Maman dans la Ville

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