L’éponge émotionnelle

empathieL’empathie ou la capacité de se mettre à la place de l’autre, c’est bien d’en être doté, c’est ce qui fait de nous un être humain, mais quand on s’y retrouve submergé, ça devient néfaste! Depuis toute petite, je défends la veuve et l’orphelin. Je ne supporte pas l’indifférence face à celui qui souffre. On m’appelle mère Théresa c’est dire (mais je n’ai pas cette prétention je n’ai jamais rien fait d’extraordinaire moi)! J’ai souvent pensé m’investir dans une cause (animale ou humaine) mais en fait quand j’y pense, je sais que je n’aurais pas l’aptitude à me détacher, prendre assez de recul pour ne pas craquer psychologiquement. Je ne suis pas faible, mais je me mets trop à la place de celui qui souffre et du coup ben…je souffre moi aussi.

Moi, pourtant si maternelle, qui voulais une grande fratrie, plus j’arrivais dans l’âge et plus je m’interrogeais sur le fait de donner la vie dans un monde égoïste, égocentrique basé uniquement sur le profit au dépend de la nature, des hommes et des animaux! Je sais pas, tu vas te dire que je suis trop extrême mais je suis comme ça, je me questionne beaucoup, mon cerveau, c’est mon moteur! Ok, je t’avoue que je me pollue beaucoup l’esprit et parfois je me fatigue moi même, j’ai même songé à l’auto-hypnose et à la méditation pour m’aider à être plus zen et souffler.

Je me rappelle, au collège on te demande déjà ce que tu veux faire comme job, à ce moment là, j’avais une idée mais ça semblait tellement loin, alors on te suggère d’aller voir le conseiller d’orientation, histoire qu’on sache pourquoi on le paie (mauvaise)…et moi j’avais un rêve, car en passionnée de biologie et du monde animal, j’aurais aimé être véto et lui de me répondre: « vous êtes fort en maths? », moi: « heu…non », lui: « laissez tomber alors…je vous vois plutôt dans un métier social ». Waw c’est qu’en deux secondes, ce con a niqué bousillé tous mes espoirs…Comment savoir si on ne te donne pas l’opportunité d’essayer? Quitte à se planter, sans regrets! Non lui, il me guide dans un métier social, moi l’éponge émotionnelle, non mais il  a rien compris le gars! Du coup, écœurée, je suis partie plus déçue que jamais, déçue de ce système qui te mets dans des cases et en plus qui à base d’analyses à deux balles te montre une direction que tu sais, ne te conviens mais alors pas du tout!

Bref, tout ça pour dire que depuis que j’ai eu mon fils, ce phénomène d’ultra-empathie s’est amplifié au point que j’ai décidé de ne plus regarder ou écouter les infos, qui nous montrent malheureusement que la mocheté de ce monde sans mettre en avant sa beauté (car je reste une éternelle utopiste optimiste)!  Je suis au courant par le biais des réseaux sociaux c’est déjà pas mal.

Un moment, j’ai même sentie que je basculais limite dans une phase dépressive où, sans job, sans argent, sans petits plaisirs, repliée sur moi-même je n’ai plus voulu voir grand monde, j’étais apathique, amorphe intérieurement, je me sentais tellement impuissante face à la misère de ce monde, aux supplices que l’homme fait subir aux animaux, que je l’avoue j’ai même eu honte de faire partie de cette race, la race humaine!

Mon homme a eu beaucoup de mal a me voir ainsi, c’est lui qui m’a fait prendre conscience qu’il fallait parfois que je me déconnecte de ces informations car j’en arrivais peu à peu à cet extrême où je rejetais tout en bloc.

Récemment, j’ai mangé dans un resto vegan, très intéressée par cette alternative aux protéines animales, que je consomme en petite quantité, et la patronne me disait que selon elle, Brigitte Bardot était aigrie, dans l’extrême vis à vis de l’homme, qu’elle s’était renfermée, qu’elle crachait sur un milieu qui l’avait faite vivre et qui l’avait propulsé et que c’est grâce à ce milieu qu’elle avait cette notoriété pour servir la cause animale etc… Ok, tu ne mords par la mains qui te nourrie, mais elle raconte (BB) que la première fois qu’elle s’est rendue sur la banquise et qu’elle a vu de ses yeux la cruauté de l’homme qui plantait leur gourdin en pleine tête des bébés curieux qui s’approchaient un peu trop près tout ça pour récupérer une fourrure en bon état, la blanche neige tout à coup souillée du sang d’innocents pour satisfaire des connasses où il ne fait jamais froid… elle n’a plus était la même et elle a tout quitté d’un coup, sentant qu’elle avait une mission! Moi, je la comprends et crois moi tu n’en reviens pas indemne et son « problème » réside certainement qu’elle est malheureusement (ou heureusement je ne sais pas trop) dotée de tant d’empathie que ça la ronge et qu’elle en arrive a détester l’espèce humaine! (ATTENTION JE NE PARLE PAS DE SES CHOIX POLITIQUES MAIS UNIQUEMENT ANIMALIERS)

Certains s’en sortent mieux car ils ont la capacité de prendre du recul et de dissocier le bon du mauvais et d’autres comme moi ne se détachent pas de ce sentiment, et se font bouffer par cette empathie, incapables de s’investir dans une cause sans y laisser des plûmes.

Petit schéma simplifié entre trois émotions qui se ressemblent mais qui diffèrent néanmoins:

compassion, sympathie, empathie

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2 réflexions sur “L’éponge émotionnelle

  1. Génial ton article Marlène!!!
    Je crois que je suis dans la compassion moi lol
    J ai de plus en plus de mal avec la politique, le fric,la connerie humaine….
    Le marinland d antibes en ce moment ca me rend dingue…..
    Bisous
    Julie

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