Etre heureuse…sans avoir besoin des autres

buddha-wallpapers-photos-pictures-lotusAujourd’hui quand j’ai laissé mon Boubou à la nounou, il m’a dit au revoir sans pleurer, sans chouiner ou même me retenir, il m’a même presque claquée la porte au visage, et franchement ça m’a rassurée. En partant, du coup la nounou m’a dit une phrase qui a raisonnée en moi toute la journée et elle a sans doute raison: « C’est bien de voir qu’il est heureux seul, sans vous » et tout de suite j’ai reporté ça à moi, à ma propre vie, à mon histoire pour faire le constat que depuis toujours (de ce que je me souviens) je ne suis heureuse qu’à travers ceux que j’aime.

J’ai pensé tout d’abord à mes parents et plus particulièrement à ma maman avec qui je suis, n’ayons pas peur de dire…fusionnelle, surtout depuis de sa séparation d’avec mon papa il y a quelques années maintenant.

Déjà petite, aussi sociable que j’étais, j’avais du mal à me séparer de mes parents. J’avais des crises d’angoisse et je n’ai jamais su pourquoi. La nuit, c’était encore pire, j’ai dormi jusqu’à quasi 4 ans avec eux, au milieu et je me rappelle même m’endormir en tenant leurs cheveux dans la main, comme si j’avais peur qu’au réveil, ils ne soient plus là, qu’ils aient disparu, qu’ils m’aient quittée…abandonnée.

L’école était un supplice pour moi et j’ai détesté la maternelle…la primaire c’était pas le top non plus hein!

La colonie de vacances fut une désagréable expérience.

Bizarrement, le fait d’avoir un petit frère de deux ans et demi mon cadet, à l’opposé de mon caractère sur ces points là, ne m’a pas aidé à acquérir mon indépendance vis à vis de mes parents. Je l’admirais, je l’enviais même d’être aussi insouciant et si détaché. Mais c’était plus fort que moi, intérieurement, j’angoissais à l’idée de perdre mes parents.

Puis j’ai grandit et à l’adolescence, période de transformation émotionnelle et physique, j’avais cette envie d’indépendance que je n’avais pas manifesté jusque là mais bon pas de crise d’ado à proprement dit, j’ai toujours eu un profond respect et une certaine peur de décevoir mes parents et surtout ma mère qui m’a toujours accordée sa plus grande confiance.

Puis vient la période des amours, des je t’aime moi non plus et qui dit amour dit chagrin d’amour, j’te rassure vite dépassé!

Et vient ensuite la rencontre de mon homme, celui qui au fond de moi, je le savais, allait être le père de mes enfants. Un amour passionnel pendant quelques années sur la corde raide parfois mais qui a résisté aux tempêtes, aux coups durs. Longtemps il m’a reproché ma non jalousie faisant l’amalgame d’un je m’en foutisme mais la peur évite-t-elle le danger? Je ne crois pas!

Bon ne t’inquiètes pas, non je ne m’éloigne pas du sujet principal, qui parle du bonheur, d’être heureuse seule finalement, de s’auto-suffire en gros.

Chez moi, le bonheur passe par le fait de voir ce à qui je tiens joyeux, heureux. En bref, le bonheur seule, je connais pas. C’est une base d’un des fondement du bouddhisme, se réaliser en tant qu’être seul, se détacher sans pour autant perdre toute compassion. Et mon homme, très indépendant de part sa vie passée et sa relation avec ses parents ne comprenait pas le besoin que j’avais d’être heureuse à travers lui au final.

bonheur sans les autres

Cette phrase que m’a donc dit la nounou ce matin, résonne et me fait me rendre compte que je ne sais pas comment je ferais pour vivre sans tous ceux que j’aime autour de moi, sans les voir heureux eux-même et ça me hante depuis.

Je pense bien sûr que je ne suis pas la seule dans ce cas, loin de là et je sais bien qu’on ne fait pas des enfants pour qu’ils restent toutes leur vie à nos côtés, nos enfants ne nous appartiennent pas, personne ne nous appartient. Mais faire un enfant, au départ faut pas se leurrer, c’est un acte purement égoïste, on se fait plaisir à soi, non?

Alors, la solution au bonheur que l’on se procure soi-même, je ne l’ai pas? Mais je reste persuadée que quand on a des enfants, une famille qu’on aime, c’est quasi impossible.

En tout cas bizarrement et paradoxalement, je suis heureuse que mon fils m’ai dit au revoir sans me retenir, avec le sourire et en me claquant la porte au bec! Mais que ça se reproduise pas trop quand même hein ^^

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s