Les liens du sang ne font pas tout

ADNPour moi la famille c’est très important, c’est mon pilier, mon référant, entourée des miens je me sens plus forte, un peu comme un clan dans le bon sens du terme.

Mais voilà, il arrive qu’on ne soit plus en phase, qu’on change de voie, qu’on se brouille aussi, parfois c’est latent et puis un événement dur de la vie est finalement l’élément déclencheur qui vient couper d’un coup d’un seul les liens du sang.

Je me suis bien des fois, rendue compte aussi que les liens du sang n’excusent pas tout, malheureusement ce n’est pas parce qu’on partage un code génétique que l’on doit forcément tout accepter de l’autre, des autres.

Aussi longtemps que je me souvienne, ma relation avec ma grand-mère paternelle n’a pas été des meilleure, beaucoup de non-dits, de sous-entendus, malgré tout bizarrement je l’aimais, c’est la maman de mon papa après tout! J’avais « la chance » d’avoir une grand-mère jeune, très jeune puisqu’elle n’a que 15 ans d’écart avec mon papa, mais au final j’enviais secrètement les autres qui pouvaient avoir de « vraies grand-mères » avec les cheveux blancs, toutes mignonnes et souriantes qui embrassaient tendrement leurs petits-enfants, une mamie gâteau en d’autres termes.

J’ai toujours accepté ses remarques souvent déplacées et désobligeantes qui ont fait de moi une petite fille qui manquait cruellement de confiance en soi intérieurement. Je laissais passer tout ça, faisant croire que ses réflexions sous-jacentes, jamais vraiment directes, ne m’atteignais mais au fond, je me remettais beaucoup en question et puis tout ça se faisait souvent quand mon père n’était pas là. Qu’avais-je fait pour être le vilain petit canard de la famille à ses yeux? Et finalement je n’arrivais pas à surmonter ce sentiment de tristesse au fond de moi, sans doute aussi mon besoin d’être aimé prenait-il le dessus, je ne sais pas.

Il est vrai que les parents jouent un rôle primordial dans le bien-être de l’enfant, de la confiance en eux découle la confiance en soi mais les grands-parents selon moi apportent aussi beaucoup à un enfant, et puis faut dire que tous les dimanches on les passait chez mes grands-parents paternels qui avaient une jolie maison à la campagne, une bien jolie ferme aussi avec tout plein d’animaux et puis mon côté B.B je le tiens peut-être aussi de là? Et c’est d’ailleurs le seul point commun que j’ai jamais eu avec ma grand-mère, l’amour des animaux. Ma seule joie quand on y allait c’était de retrouver mes petits amis les lapins, les poules, les chèvres, le mouton, les oies, le dindon et l’âne Zonzon et puis les chiens et les chats of course! Je passais mon temps à les observer, les caresser, leur parler même, c’était mon exutoire.

Attention, je n’ai pas non plus étais mal traitée mais cette affection que je recherchais auprès d’elle, je ne l’ai jamais eu.

A l’adolescence, quand j’étais pas au top physiquement, j’ai plusieurs fois du expliquer que oui grand-mère les boutons que j’avais sur le visage c’était de l’acné, acné que je tentais de masquer tant bien que mal…

Plus tard, j’ai grandi et puis j’ai accepté, j’ai pardonné pour le bien de mon papa que je ne voulais blesser (même si au fond de lui il savait), mais sans jamais oser demander quelconque explications, j’ai laissé couler.

Aujourd’hui, pour des raisons dont je n’évoquerais pas, je ne parle plus à ma grand-mère.

Aujourd’hui elle n’a jamais rencontré Boubou, son arrière petit fils, elle accepte de le voir uniquement sans ma présence.

Aujourd’hui ma famille du côté paternel me tourne le dos et célèbre des événements sans que ni moi, mon frère ou ma sœur n’y soyons conviés, sans jamais avoir demandé une quelconque explication, se rangeant du côté de ma grand-mère alors qu’au final cela ne regarde que nous.

Aujourd’hui ma grand-mère attend des excuses de ma part, mais des excuses pour quoi?

Aujourd’hui c’est comme si je n’avais plus de grand-mère, elle ne m’appelle pas, de prend pas de nouvelles, m’ignore.

Aujourd’hui ma grand-mère est malade.

Aujourd’hui j’ai décidé de partager ce triste billet comme pour exorciser ces choses en moi, qui au fond me rongent, ces choses que je n’ai jamais pu lui dire, car dans cette famille, le silence est roi, on ne parle pas, on sous-entends.

Je respecte mes aînés mais je n’accepte pas l’injustice, famille ou pas je n’accepte pas.

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2 réflexions sur “Les liens du sang ne font pas tout

  1. Je me retrouve un peu dans tes mots Marlène, et aujourd’hui je peux dire qu’à part mes parents, ma sœur, mes frères et mon neveu, le reste de ma famille je n’en ai rien a faire, je ne ressens aucun ressentiment ni aucune envie de les voir ou même de prendre des nouvelles, je suis même bien plus heureux sans eux. Je pense que la famille ne représente par ceux qui nous sont liés par le sang, mais ceux qui, en plus d’avoir le même sang que nous, sont ceux sur qui on sait qu’on peut compter et passer des moments privilégiés. Le reste de ma famille, que ce soir grands parents des deux côtés, cousins, cousines (à part 1 ou 2 évidemment), tantes, oncles, je ne veux pas perdre mon temps avec des gens aussi peu importants dans ma vie.
    On a beau dire « c’est ta famille quand même », je me dis que ma famille, je la choisis et qu’elle se restreint aux personnes que j’ai choisies 🙂
    Je t’embrasse

    • Tu as tout à fait raison Cédric! Je ne pense bien sûr ne pas être la seule et en même temps ça me rassure…Effectivement, ceux qui ne t’apportent rien dans ta vie, aucun épanouissement vaut mieux stopper pour au final se préserver. ❤

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