Bien vivre la césarienne, le manque de préparation

cicatric

Flash-back, je vais te parler de cet épisode de ma vie qui a beaucoup bouleversé ma fin de grossesse.

Les mamans à qui s’est arrivé comprendront…mais d’abord laisse moi planter le décor!

J’ai eu une super grossesse – après les 3 premiers mois de FORTES nausées passés…-, bref RAS, tout va bien, je suis plus épanouie que jamais, le top quoi! Aucune ombre au tableau jusqu’au jour fatidique de la dernière écho où le gynéco m’annonce que mon Boubou se présente par le siège. Alors ça, c’est la seule chose à laquelle j’avais pas pensé!

Bon il me rassure en me disant qu’il lui reste encore du temps pour se retourner…Mais qu’en est-il s’il ne le fait pas? Pourquoi ne se retourne-t-il pas? C’est simple, s’il ne se retourne pas ben ça sera une césarienne…Oui, accoucher par le siège n’était pas une option envisageable pour mon gynéco car cela reste un accouchement dit « à risque » (même si chaque accouchement est « risqué »), et il ne voulait pas prendre le risque. Je n’insiste donc pas car j’ai confiance en son jugement.

Aussitôt sortie du cabinet, effondrée, je me dit qu’il doit bien y avoir des moyens naturels d’aider ce bonhomme à faire sa dernière galipette alors j’essaie tout: homéopathie, acupuncture, ostéo, positions diverses, mais rien n’y fait, Boubou reste de marbre.

Moi qui rêvais d’un accouchement naturel c’est foutu, et je ne sais pas si ce sont les hormones qui ont accentuées ma baisse de moral mais j’étais au 100e sous-sol. Je voulais tant vivre ce moment, ne pas être simple spectatrice de mon accouchement que je me suis sentie abandonnée…

Ça te paraît peut-être exagéré mais en tout cas c’est ce que j’ai ressenti. Oui il était en bonne santé etc… mais « forcer » mon bébé à sortir était pour moi inconcevable, je voulais que ce soit lui et seulement lui qui décide de venir à notre rencontre et pas l’inverse. Et le fait de ne pas savoir POURQUOI il ne s’était pas retourné m’a trotté dans la tête jusqu’au jour J.

Je n’ai jamais eu peur pour moi, je voulais juste qu’on le laisse tranquille, bien au chaud!

Le jour J arrive, je suis plus stressée que jamais, écho de contrôle au cas où Boubou avait fait son salto et me voilà sous la douche de Bétadine de la tête au pieds, a jeun – de tout façon je ne pouvais rien avaler – dans l’attente de l’heure fatidique. J’avais un double sentiment, d’un côté l’excitation après ces 9 mois d’attente, de le voir enfin mais de l’autre, et malheureusement celui qui prenait le dessus, la déception, déception de ne pas avoir eu la chance de m’accomplir en tant que femme, un sentiment de fin de grossesse inachevée… J’ai mis du temps à pouvoir mettre des mots dessus.

Bref, on me prépare pour la césarienne, me fait la rachis-anesthésie et en route pour le bloc! Mon pilier ce jour, d’habitude si nerveux, tellement zen ce jour là, c’est ma moitié, futur papoun qui m’a soutenue et à pu assister à la naissance de notre Boubou, ce qui était très important pour moi, pour nous!

Et là, ça y est, il est là, il pleure, on le pose sur moi sous la couverture chauffante et la magie opère, j’oublie tout, il est là!

J’ai connu par la suite les causes de son non-retournement et j’ai de plus, su qu’un accouchement par voies basses aurait était impossible, et aurait pu lui coûter la vie…

Quelle idiote j’ai été de vouloir « défier » la nature, il faut savoir que si un bébé ne se retourne pas c’est qu’il y a une bonne raison et il ne faut ne pas vouloir forcer le destin! Le pire c’est que Boubou a ressenti tout mon stress, c’est sûr, c’est pourquoi les premiers mois il semblait être un bébé anxieux qui avait un besoin insatiable d’être dans mes bras et qui pleurait beaucoup.

Je veux que tu comprennes que ce n’était aucunement égoïste de ma part de vouloir accoucher par voie basse je voulais juste que, lui, puisse choisir le moment où il était prêt…

Si c’était à refaire, je n’hésiterai pas une seconde à passer par la césarienne dans les mêmes circonstances. C’est pourquoi bien vivre l’annonce de la césarienne est primordial et peut influer sur le fait d’avoir un bébé moins stressé et plus zen pour affronter le monde extérieur.

La césarienne est loin de moi, et je me suis réconciliée avec elle.

Maintenant Boubou est un bébé de 13 mois heureux et zen, toujours souriant, bavard et mélomane, intéressé par tout ce qui l’entoure, bref c’est mon Boubou!

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6 réflexions sur “Bien vivre la césarienne, le manque de préparation

  1. Le principal c est que le bb soit en bonne santé,,,que l on soit coupe dans tous les sens..ou pas il est la…j étais prête a toute éventualité depuis le début de la grossesse ..c est un peu une déception pour le premier,,la péridurale actuelle ou on peux être réveiller en même temps que l accouchement un vrai bonheur pour vous les femmes,,,moi c était y a 29 ans…c était un réveil forcé car j avais hâte de découvrir notre fils,,,son papa l a vu le premier….puis moi sa maman ..ou plus jamais je l ai lâché…..

    • Tu as tout à fait raison Pasto, mais tout ça, je m’en suis rendue compte après la naissance de Boubou. Quand il n’y a pas d’autres choix pour le bien être du bébé, il faut faire confiance à son médecin mais je déplore tout de même un manque d’informations et de suivi de la part du corps médical car pour bien le vivre il faut être informée de cette éventualité! Mais c’est vrai que la technique s’est bien améliorée en 30 ans, effectivement on peut tout de même « assister » à son accouchement par césarienne et surtout le papa peut rester aux côtés de la maman pour accueillir bébé dès son arrivée.

  2. Pingback: La maternité m’a rendue hypersensible | Une Maman dans la Ville

  3. J’avais peur moi aussi de la césarienne et dieu merci j’ai eu une accouchement par voie basse, mais comme toi j’ai ressenti un sentiment de grossesse inachevée car mon modèle réduit est arrivée sans crier gare plus d’un mois avant… La veille j’allais au spectacle de danse de pietragalla et le lendemain je perds les eaux! Je me suis demandais si ce spectacle ne l’avait pas motivée à sortir car pendant le show, je ne l’ai jamais senti autant bouger! Mais l’essentiel c’est que nos bb allaient bien à la « sortie » a te lire je pense que tu as faits ce qu’il fallait pour compenser en donnant tout ton amour à ton Boubou

    • Ah oui, on dit que les filles sont souvent pressées de sortir lol Pour toi ça s’est vérifié! Un accouchement par voie basse c’est vrai que malgré tout pour moi ça reste le rêve et bien sûr qu’au final l’essentiel est qu’il aille bien et qu’heureusement que cette technique existe car apparemment pour moi c’était vraiment nécessaire même si je garde un sentiment d’inachevé je n’y pense plus car mon Boubou est en bonne santé 😉 Mais le plus dur c’est surtout l’incompréhension des gens de ce sentiment qu’une maman peut ressentir!

  4. Pingback: Tu as deux ans ♥ | Une Maman dans la Ville

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